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LIEUX DE MEMOIRE :

LE MAUSOLEE DU "VALLE DE LOS CAIDOS"

 

Il est des endroits en Europe où le nationaliste français fier de son héritage indivis, conscient d'en être le dépositaire et soucieux de le transmettre aux générations futures, devrait se rendre, même au prix de certains sacrifices. Il rendrait ainsi hommage à des héros de l'Europe chrétienne et accomplirait par-là même son devoir de mémoire.

En Espagne, ce haut lieu de rassemblement de la droite nationale s'appelle la Santa Cruz del Valle de los Caïdos, littéralement " la Sainte Croix de la Vallée des Morts " et sa date commémorative est le 20 novembre. Date souvenir de la mort du Caudillo Francisco Franco en 1975, et de cette sombre journée de 1936, qui a vu s'effondrer sous les balles républicaines le fondateur de la Phalange espagnole José Antonio Primo de Rivera.

L'aménagement de cette vallée nous vient directement de Franco, qui en tant que chef d'État et rassembleur du peuple, conçut l'idée de construire un monument aux morts comme symbole de paix entre les deux factions qui s'étaient opposées durant la guerre civile débutée 1936. C'est ainsi qu'environ 50 000 morts au champ d'honneur sont enterrés à cet endroit. Il faudra dix neuf années de labeur (1940-1959) pour réaliser cette œuvre magnifique aux dimensions surhumaines.

Ce gigantesque domaine qui se trouve sur la commune de saint Laurent de l'Escurial, à environ 60 kilomètres au nord-ouest de Madrid, se situe dans un paysage impressionnant, aux profils abrupts et à la beauté sauvage. Il renferme en son sein la Sainte Croix, une basilique souterraine, une abbaye bénédictine, un centre d'études sociales et une hôtellerie. Si l'abbaye est un bâtiment d'une extraordinaire élégance architecturale qui a reçu, non sans raison, le surnom de " huitième merveille du monde ", nous nous attarderons essentiellement sur la Croix et la Basilique, centre des activités du 20-N.

La croix, située au-dessus de la basilique, atteint à elle seule une hauteur de 150 m et possède de puissants bras horizontaux de 46 m d'envergure. Par sa seule présence, son élan vainqueur, elle apparaît déjà comme une sorte de miracle permanent qui exige la contemplation et envahit le champ visuel du spectateur. Mais cette sensation de vertige s'accentue encore par la présence des imposantes statues de 18 m des quatre évangélistes, situées à son pied et trônant de façon inquiétante au-dessus de l'esplanade. Laquelle est d'ailleurs capable d'accueillir plusieurs centaines de milliers de visiteurs (et de militants surtout !) comme c'était fréquemment le cas, les quelques années qui ont suivi la mort du Caudillo.

Sous la protection de cette croix, et par un subtil jeu de volumes et de formes de l'esplanade, ces mêmes visiteurs se sentiront inévitablement attirés par la basilique creusée à même la roche et qui s'offre battants ouverts à la multitude. Il restera alors à ce même visiteur environ 250 m à parcourir au milieu de magnifiques statues, tapisseries et autres tentures, pour atteindre le cœur de la basilique, et se recueillir enfin sur les tombes de José Antonio Primo de Rivera et de Francisco Franco.

C'est donc dans ce décor aux dimensions cyclopéennes que se déroulent tous les ans les cérémonies du 20-N. Mais justement…pourquoi se déroulent-elles à Los Caïdos ?

Si l'âme du fondateur de la Phalange espagnole fut soulevée dans les cieux un certain 20 novembre 1936, son corps fut jeté dans une fosse commune à Alicante. Ce n'est qu'en novembre 1939, après la victoire des troupes nationales, que son corps fut exhumé et transporté…à dos d'homme, 450 kilomètres plus loin, dans la basilique de Los Caïdos. La Providence faisant bien les choses, le Caudillo rendit son âme lui aussi un 20 novembre et fut enterré à son tour dans la basilique en face de celui qui fut un temps son rival. C'est ainsi que les nationalistes de tous bords peuvent maintenant s'unir l'instant d'une soirée, pour défendre une cause supérieure, celle de leur nation, et ceci pour la plus grande gloire de l'Espagne.

Les cérémonies débutent alors par les dépôts de gerbes traditionnels des différentes délégations sur les tombes de José Antonio ou de Franco selon les affinités. On y rencontre le plus naturellement du monde la duchesse de Franco, la délégation des anciens de la division Azul, les membres de Fuerza Nueva de Blas Pinar, les Carlistes, ou encore les différentes délégations des actuelles Phalanges espagnoles. S'en suit bien évidemment la messe pour le repos des âmes des deux figures de la révolution nationale, ainsi que de ceux qui ont pris part au conflit. Le moment le plus vibrant reste néanmoins sans conteste la sortie de la basilique, où le temps lui-même s'arrête afin de laisser à chaque militant le temps de savourer ces quelques instants volés à l'éternité.

C'est ce moment crucial, où des milliers de militants rassemblés dans une même ferveur, attendent la sortie triomphale des différentes délégations en ordre serré derrière leur bannière, pour chanter en communion de pensée le Cara el Sol le plus vibrant qu'un militant puisse entendre.

Au-delà d'un simple week-end touristique de camaraderie, au-delà de toute les rencontres passionnantes que vous ferez en ce lieu mythique, c'est en assistant à ces cérémonies que vous pourrez, nationalistes que vous êtes, ressentir ces sensations uniques qui vous permettront de pénétrer l'esprit de José Antonio lorsqu'il disait : " La vie ne vaut la peine d'être vécue si ce n'est pour la brûler au service d'une grande cause ".

¡ Arriba España !

Tristan
Article tiré de "L'Héritage" n°2.

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