Editoriaux
Eté 2008
Unité nationaliste
Profitons du relâchement estival pour faire un point sur l’année militante qui s’est achevée, et envisager les perspectives de celle qui se profile.
Il ne vous aura pas échappé, chers amis qui venez régulièrement vous informer sur ce site, que notre mouvement a, comme nous le prédisions il y a un an, franchi un palier important.
Parallèlement à la structuration interne et à la formation à laquelle nous nous sommes attelés incessamment, nous avons développé une véritable action publique.
Des dizaines de milliers d’autocollants "efficaces" ont été apposées partout en France, et ce n’est pas fini. Plusieurs grandes villes, à commencer par la capitale, ont été abondamment décorées de nos affiches. Nous avons aussi investi la rue parisienne, avec par exemple une très belle commémoration du 6 février 34.
L’apothéose consista en la tenue du « Congrès nationaliste », premier de ce type, que nous organisâmes le 24 mai près de Paris. Un événement comme on n’en avait vu depuis bien des années en France, et qui fut digne du slogan « les nationalistes sont de retour ! »
Outre sa qualité intrinsèque, cette journée mémorable (détaillée ici) fut aussi exceptionnelle par le fait qu’elle a su rassembler, à l'initiative du RF, l’ensemble de la mouvance nationaliste française, habituellement très éparpillée.
La situation du RF lui donne aujourd’hui une mission dans la quête de l’unité des nationalistes français.
Nous sommes heureux d’entretenir les meilleures relations avec les différentes composantes de la mouvance nationaliste française : l’ « Œuvre française » de Pierre Sidos, le « Réseau France Nationaliste », le « Rassemblement Etudiant de Droite » (fondé d’ailleurs par l'un de nos dirigeants en 2004), le « Front des Patriotes », Militant, en passant par les royalistes, les catholiques nationalistes (Civitas), de nombreux cadres et militants FN, sans oublier divers groupes souverainistes et autres.
Nous devons travailler ensemble pour mieux défendre et mettre en valeur les idées qui nous sont communes.
Et plus prosaïquement, une unité renforcée des nationalistes sur des bases doctrinales saines, comme elle se fit jour lors du « Congrès nationaliste », est nécessaire face à la répression grandissante du Système. Le totalitarisme de la Démocratie moderne a rarement – sinon jamais – atteint un tel degré, et ce sera de pire en pire.
Les condamnations délirantes qu’ont subi ces derniers temps Jean-Marie Le Pen, le journal Rivarol, les courageux chercheurs Georges Theil et Vincent Reynouard, comme de nombreux autres moins connus, démontrent bien que la soi-disant « liberté d’expression » est une foutaise : les dissidents de la Pensée Unique sont saignés financièrement, quand ils ne sont pas jetés à l’ombre. Ce harcèlement judiciaire est souvent éprouvant en lui-même, mais il se double aujourd’hui de moyens coercitifs démesurés.
Quand l’un de nos militants est frappé par la répression politique, nous le soutenons du mieux possible. Mais les militants isolés, en plus d’être moins efficaces qu’au sein d’une structure sérieuse, sont des proies faciles. D’ailleurs combien abandonnent le combat pour leurs idéaux après un procès ou (plus rarement certes) un passage à l’hôpital ?
Nationaliste, ne reste pas seul et rejoins notre clan : tu seras épaulé et participeras à la défense des Français qui pensent comme toi.
Nous sommes à vrai dire beaucoup plus nombreux à avoir nos idées qu’on ne le croit ; mais notre manque d’organisation et notre tendance à l’individualisme font de nous du petit gibier pour le Système.
Quand un nationaliste est attaqué, les autres doivent faire bloc autour de lui, pour le soutenir matériellement et moralement, et pour éventuellement inciter le Système à relâcher la pression sur lui. La racaille d'importation et l’extrême-gauche la plus crasseuse y arrivent bien. Certes, cette dernière jouit de la complaisance du Système dont elle sert en réalité les intérêts, mais nous ne pouvons lui dénier tout mérite en matière de solidarité active et d’agitation médiatique.
Il faut réagir à chaque fois que Big Brother détruit un peu plus nos libertés, lorsqu’il frappe un nationaliste ou même n’importe quel « mal-pensant » sur tel ou tel sujet.
Réagir à chaque fois, et pour se faire, développer encore le Renouveau Français pour en faire une organisation défendant plus efficacement les nationalistes, travailler à l’unité des nationalistes en cultivant la vertu d’humilité : voilà ce qui est nécessaire pour ne pas se laisser balayer, et que se maintienne donc un espoir pour la France.
A ce propos, le développement du RF dépend bien sûr du recrutement et de l’engagement de Français motivés et sérieux, mais aussi (et c’est lié) de l’amélioration de ses contraintes matérielles. C’est pourquoi nous ne pouvons que vous inviter à nouveau à participer à notre grande souscription pour l’acquisition de locaux parisiens, dont l’utilité vous est expliquée ici.
Apportez votre pierre à l’édifice tant que cela est encore possible !
Le Comité Directeur
Mars 2008
Une hirondelle dans la grisaille ?
Le sévère déclin électoral de la droite nationale n'a donc pas été enrayé lors des dernières municipales. Les conditions générales dans lesquelles ce scrutin s’est déroulé ne suffisent pas à l’expliquer et il y a bien sûr plusieurs facteurs internes qui entrent en compte. Ceux d’ordre stratégique ont été analysés dans le numéro 5 de la revue nationaliste L’Héritage, inutile d’y revenir.
Cette nouvelle gifle doit d'ailleurs être l'occasion de prendre ses distances du tout-électoral, optique qui a tendance à faire du combat électoral une fin plutôt qu'un outil parmi d'autres.
Mais notons bien que les déboires urnesques des formations électorales de la droite nationale s’accompagnent d’une débandade doctrinale, ce qui est plus inquiétant.
Par ici, on commence à se dire que l’euro est acceptable et que la France pourrait être soumise à une entité politique supranationale, étape décisive du plan mondialiste. Par là, on considère désormais que l’identité française n’est pas ethnique et qu’il faudrait tâcher de transformer l’invasion migratoire tant combattue par un heureux métissage généralisé.
Ces « tâtonnements politiques graves », ces changements d’idée sur des sujets de première importance résultent d’un défaut de doctrine.
Pour aider la droite nationale à renouer avec « ses fondamentaux », il faut que les nationalistes français se structurent, s’épaulent, s’activent. C’est bien le sens de notre démarche et c’est pourquoi nous avons besoin de votre aide.
Dans le marasme politique et social actuel, quelques notes positives nourrissent notre espérance.
Le nombre de jeunes Français qui viennent vers le RF, à travers tout le pays, augmente régulièrement. Nombreux sont ces jeunes patriotes voulant donner corps à leur noble idéal, prêts à faire des sacrifices et des efforts. Au premier rang desquels, s’astreindre à une formation doctrinale rigoureuse et poussée, basée sur l’expérience de l’histoire, la connaissance des lois de la nature et celle de la nature humaine.
Eh oui ! Le nationalisme traditionnel, loin de toute ringardise, attire la jeunesse saine. Pour peu que l’on ait un projet valable à lui proposer.
Notre camp d’hiver, un séminaire de formation interne réservé aux militants les plus impliqués et dont vous aurez bientôt un compte-rendu, a rassemblé 70 jeunes environ. Autant de patriotes déterminés et sérieux, ferment d’espoir pour le nationalisme futur.
10 000 de nos nouveaux autocollants ont été écoulés en quelques semaines. A Paris, des réunions-conférences régulières et de haut niveau, avec des invités extérieurs experts dans leur domaine, se doublent d’une présence active dans la rue, triomphant de la violence de l’« extrême-gauche du Système ».
La manifestation que nous avons organisée en hommage aux morts du 6 février 1934 a réuni au moins 150 nationalistes, en grande majorité très jeunes.
Ajoutons à cela l’ouverture de nouvelles antennes nationalistes en province et nous pourrons envisager ce début d’année comme pas si néfaste pour notre courant de pensée.
Entre autres chantiers, le RF travaille déjà à l’organisation du « Congrès nationaliste » du 24 mai 2008, qui devra être un succès.
Les élections dévoreuses d’énergie sont passées. Il est maintenant l’heure pour les nationalistes authentiques de travailler à leur formation, à leur implantation, au recrutement, à la diffusion de nos idées, débarrassées de toutes inhibitions électoralistes.
Le renouveau du nationalisme est donc possible. Le renouveau de la droite nationale devra suivre, pour que nous puissions enfin voir le renouveau de la France.
Nombreux sont nos projets, vitale est notre action, urgente est notre victoire.
Mais tous sont conditionnés par votre soutien, vous qui lisez ces lignes.
Rejoignez le combat nationaliste, soutenez ceux qui le mènent en première ligne !
Tant qu’il est encore temps…
Thierry Boudreaux
Membre du Comité Directeur
Janvier 2008
Qu'ont-ils fait de Noël ?!
Avez-vous remarqué comme la fête de Noël a changé de substance en quelques années, ou quelques dizaines d’années ?
C’est désormais pour une minuscule minorité de Français qu’il s’agit encore de célébrer la nativité du Christ (ce qui n’empêche pas d’y adjoindre un utile et sympathique rassemblement familial). Pour tous les autres, nous avons une fête réduite à sa seule dimension horizontale, sociale, où l’on dépense beaucoup. Là se trouve donc l’intérêt du gros Argent, qui se conjugue encore une fois parfaitement avec celui des lobbies et sociétés antichrétiennes, voulant de leur côté éradiquer – pour des motifs idéologiques - le peu qu’il reste de tradition chrétienne à la France.
Une ténébreuse alliance qui a fait triompher la fièvre consumériste et matérialiste sur le véritable esprit de Noël.
Le « père Noël » a réussi à éclipser Saint Nicolas, puis le Christ, et l’on est passé du culte de l’Enfant-Roi à celui de l’enfant-roi.
L’Avent n’est plus qu’une vaste et écœurante campagne de publicité.
On peut entendre des plaintes contre cette étouffante religion de la consommation, mais ceux qui les émettent ont parfois beau jeu de dénoncer le matérialisme, alors qu’ils ne savent trop quoi lui opposer… On combat des idées avec d’autres idées. Il en est de même avec une « religion ». La nature a horreur du vide, et la déchristianisation s'accompagne de l'apparition de nouvelles religions plus ou moins matéralistes, quand ce ne sont pas des activités dans lesquelles l'homme cherche frénétiquement à oublier son insatisfaction spirituelle.
Que l’on soit croyant ou non, il nous faut être en pratique, comme Maurras l’agnostique, « politiquement catholiques ». Le catholicisme, version traditionnelle, est un élément constitutif, et même fondateur, de notre civilisation, de notre nation, sans parler de ses multiples vertus sociales. Et sans s’étendre sur le fait que la morale qu'il promeut se base sur la morale naturelle (que l’homme doué de raison peut connaître).
Difficile dès lors d’être un véritable nationaliste français sans avoir de regard bienveillant sur cette religion, de laquelle se sont malheureusement éloignés tant d’évêques et de prêtres français.
Bref, il faut que meure la chimère nommée « père Noël », que les publicitaires - et le fric qui est derrière - respectent la trêve de Noël, que les enfants sachent à nouveau ce qu’est réellement la merveilleuse histoire de Noël, que ce soient des familles traditionnelles qui se retrouvent pour la fête, que les véritables et saines traditions revivent…
Pour cela, et face à tant d’autres périls, notre société a besoin d’un bouleversement profond, au moins autant que celui qui l’a amené à ce degré de décadence. Cette « révolution » des mentalités si attendue ne se fera pas véritablement sans conquête de l’Etat qui est, pour reprendre un terme philosophique, la « forme » de notre nation, son centre décisionnel. Cette guerre politique, jonchée de combats intermédiaires et complémentaires, ne peut se faire sans (une) organisation(s) efficace(s), puissante(s), et surtout sous-tendue(s) par une saine doctrine.
Le RF a été créé dans cette optique. Aidez-nous à en faire un instrument toujours plus efficace de résistance et de reconquête. En commençant par adhérer pour l'année qui vient. Une année qui verra notre mouvement, la première organisation nationaliste, développer ses activités ainsi que de nouveaux projets.
La Civilisation s’est effondrée. Défendons ce qui est encore à défendre et reconstruisons, avec en objectif l’instauration d’un Etat nationaliste fondé sur la Vérité.
Que l’esprit du véritable Noël, moment à partir duquel la durée du jour recommence à croître et les Ténèbres perdent du terrain, nous fortifie et ravive notre Espérance en la victoire finale.
Thibaut de C.
membre du Comité Directeur
Novembre 2007
Ce n'était qu'une « de souche ».
Anne-Lorraine, 23 ans, était membre de cette France que nous aimons. Joviale et pimpante, dotée d'un caractère fort et aînée de cinq enfants, elle était une cheftaine très engagée dans le mouvement scout. Ce dimanche matin, elle était seule dans une rame du RER D et s'apprêtait à rejoindre sa famille, qui l'attendait sur un quai pour se rendre ensemble à la messe.
Mais elle a croisé la route d'un tordu, déjà condamné pour viol. La menaçant d'un couteau, il a voulu remettre ça. Elle s'est défendue avec acharnement, malgré les multiples coups de couteau ; la laissant agoniser, son agresseur repartira sans avoir eu ce qu'il voulait, et blessé de surcroît. Il sera arrêté peu après et passera aux aveux.
Voyant comme il était difficile d'obtenir le nom du criminel, j'ai vite compris (sans surprise) qu'il n'était pas Français - pas un vrai Français, puisqu'il faut aujourd'hui préciser. Evidemment, s'il avait été gaulois, son nom aurait été rapidement et largement divulgué.
Mais bien sûr, il ne faut pas laisser les Français s'adonner à l'amalgame : ils pourraient finir par se rebeller contre l'invasion migratoire qu'on leur a imposée au prix de tant de meurtres de « souchiens », de viols racistes, sans parler des rackets et des lynchages anti-blancs innombrables et quotidiens.
L'horreur du drame de dimanche n'entraîna nul déplacement de préfet ou de ministre. Vous comprenez, ce n'est quand même pas comme si quelqu'un, disons un terroriste, avait uriné contre une mosquée ou une synagogue. Ou comme si une femme juive avait imaginé une fausse agression antisémite dans le même RER D. Ou encore comme si deux « délinquants routiers » maghrébins s'étaient tués contre une voiture de flics, entraînant une manifestation puis une guérilla urbaine d'une violence encore jamais atteinte. Phénomène qui se renouvellera d'ailleurs, et de manière toujours plus sanglante.
Pourquoi les Français de souche n'ont-ils pas manifesté, au moins pacifiquement, après le meurtre d'Anne-Lorraine ? N'ont-ils pas mille fois plus de motifs d'être excédés par la criminalité due à l'immigration, que les immigrés par leurs mauvais rapports avec la police ?!
Nous connaissons la réponse : les Français ont perdu toute conscience nationale et on leur a fait adopter une mentalité ethno-masochiste. Les quelques-uns d'entre eux qui n'ont pas oublié qui ils sont, ont donc une lourde responsabilité. A eux de réveiller les consciences de leurs compatriotes. Par le biais d'organisations comme le RF.
Lorsqu'à chaque meurtre d'un Français, des centaines de ses frères de sang manifesteront bruyamment, ce sera le signe d'une possible reconquête.
Thierry Boudreaux
Membre du Comité Directeur
Septembre 2007
Nouvelles du RF
Partout où nous sommes implantés, les sections régionales du RF s'apprêtent à reprendre leurs activités, contre vents et marées. En dépit de l'indifférence de trop de nos concitoyens englués dans le matérialisme moderne et malgré la (ré)pression exercée par un Système qui sait que la véritable menace pour lui et ses valeurs pourries se trouve du coté nationaliste.
Notre âpre et patient travail se trouve régulièrement encouragé par des succès qui nous confirment la pertinence de notre méthode.
Tel est le cas du 2ème camp d'été des jeunes du Renouveau Français qui a eu lieu cet été et a réuni environ 75 participants motivés, appellant à l'intensification de notre activité.
Le travail paie, et en quelques années, avec des moyens matériels dérisoires, nous avons pu créer une communauté naissante de jeunes Français conscients de la grave situation de leur pays et désireux de l'améliorer, sur des bases saines.
D'ailleurs, le mot « communauté » n'est pas usurpé puisque j'eus le grand plaisir d'assister il y a quelques semaines au premier mariage « 100 % RF ». Un événement sympathique qui sera appelé à se renouveler sous peu.
Le RF n'a pas pour vocation première d'être un mouvement de masse : le nombre a tendance à être contre nous, qui prêchons l'effort et le sens du sacrifice par souci du Bien commun avant les intérêts particuliers.
Les Français, dans leur majorité, ne veulent pas se débarrasser de ce Système. Ils l'aiment. Les élections le prouvent régulièrement. Ils ne sont pas prêts à risquer leur confort et à braver la bien-pensance médiatique ; dussent-ils sacrifier l'avenir matériel, moral, physique et spirituel de leur peuple.
Il faut toutefois tenter de leur ouvrir les yeux. Qu'ils soient le plus nombreux possible prêts à s'engager et à suivre une élite apte à les guider jusqu'au jour où la Providence nous donnera des circonstances plus favorables.
Dès son origine, nous avons voulu que le RF soit un minimum sélectif, connaissant d'ailleurs la propension que les structures diabolisées par le Système ont à attirer des individus fragiles ou un peu perdus, et sachant que l'ambition d'un projet est conditionnée par la solidité de ses bases.
Ainsi, ayant le sens des priorités, un de nos principaux buts à toujours été de créer une élite (et non pas recruter une élite) ; mais pour cela il faut déjà avoir le « matériau » : des Français ayant des prédispositions à un engagement sérieux, ainsi qu'un esprit sain et une éthique forte.
Des qualités malheureusement victimes de l'air du temps, qui pourrit les âmes, notamment par la débauche omniprésente, l'esprit de consommation et de jouissance et la soumission à tous les nouveaux dogmes.
Ceux qui ont pris conscience de toutes ces réalités, et de la nécessité de remettre profondément en cause les principes mauvais qui sous-tendent la Modernité, doivent prendre part au combat que livrent les nationalistes authentiques au mondialisme décadent.
Ils ne doivent pas se contenter, au mieux, d'observer ce bras de fer à l'issue si importante, au risque d'être gravement responsables du monde qu'ils lègueront à leur postérité et de l'héritage qu'ils auront bradé.
Si c'est toutefois votre cas, et que vous n'êtes pas encore impliqué – ne serait-ce que financièrement – dans ce combat titanesque, remédiez-y au plus vite en rejoignant et soutenant le RF et le bon travail qu'il accomplit : par devoir autant que par charité envers notre nation.
Thierry Boudreaux
Membre du Comité Directeur
Mai 2007
Leçons et perspectives après l'échec électoral
Après le premier tour de l'élection présidentielle, le résultat médiocre du mouvement national aura laissé un goût amer, parfois aux relents de lassitude ou d'écoeurement, chez nombre de patriotes.
De notre coté, nous n'attendions évidemment pas grand-chose de ces élections. Et le dernier scrutin confirme – s'il en était besoin – l'emprise extraordinaire du pouvoir médiatique sur les cerveaux, comme la grande nocivité du Système démocratique qui éloigne naturellement du pouvoir politique ceux qui en sont les moins indignes.
Certes, l'Union Patriotique aurait pu faire un meilleur score si sa campagne avait été davantage en phase avec les attentes d'une importante partie de la population et auxquelles correspondent les solutions nationalistes classiques – que trop de naïfs ont cru déceler chez Sarközy.
L'inflexion ultra-républicaine n'aura pas porté ses fruits, au contraire. Au-delà de la nuisance intrinsèque des concepts maçonnico-républicains, on pourra aussi en discuter l'opportunité stratégique. La plupart des Français, ceux qui ne sont pas politisés, se moquent bien de la République. Pour eux, ce mot évoque même plutôt les ennuis : amendes démesurées, impôts excessifs et autres paperasses étouffantes sont après tout marqués de son sceau, et pas de celui de la France.
Nous ne nous attarderons pas ici à analyser les causes du très mauvais score du courant patriote, qui ont déjà été abondamment détaillées :
• excellente propagande de l'imposteur Sarkösy. Celui-ci n'a pas été suffisamment attaqué et pas assez tôt, et a pu ainsi réussir son hold-up électoral.
• mauvais axe de campagne (tant doctrinalement que tactiquement) du mouvement national. On peut supposer que la course aux votes issus de l'immigration, au prix d'une regrettable évolution du discours, n'aura non seulement pas séduit les allogènes (et pour quoi faire ?), mais aura en revanche déboussolé un certain nombre de patriotes.
• sidération médiatique.
Si vous considérez que la République Française et ses valeurs maçonniques, cosmopolites et laïcardes sont à combattre ; que nous ne devons pas intégrer mais rapatrier des millions d'immigrés et que d'ailleurs la grande majorité d'entre eux ne sont pas Français malgré leur carte d'identité ; que le tout-électoral est une impasse ; que le système « démocratique » - s'il peut être utilisé – doit être considéré comme nuisible ; etc… Dans ce cas vous devez soutenir un mouvement authentiquement nationaliste tel que le nôtre, afin de lui permettre de défendre plus efficacement vos idées, au sein de la droite nationale et parmi la population française.
La débâcle du 1 er tour est aussi l'occasion d'engager un débat plus serein, loin de la transe électorale et du fanatisme partisan, sur l'option électoraliste ultra-prédominante dans notre famille de pensée. On voit aujourd'hui qu'il s'agit d'une impasse qui exige de plus une quantité d'énergie colossale, et de lourdes concessions doctrinales, pour un résultat extrêmement instable et volatile. Imaginez : que resterait-il après 30 ans de combat purement électoral si le FN finissait un jour avec les scores du PC ?
« Que faire ? » nous rétorquera-t-on.
Déjà, précisons que nous ne critiquons pas le recours aux élections en soi pour faire parvenir nos idées au pouvoir (c'est un sujet digne d'un débat vaste et sérieux), mais plutôt le recours aux seules élections.
Voici quelques exemples de pistes alternatives et complémentaires que nous devons explorer et exploiter au mieux dès à présent :
• la création d'un tissu associatif et social dense.
• l'enracinement et l'implantation locale.
• l'action culturelle (particulièrement en direction des jeunes) sous des formes diverses et la création de médias alternatifs.
• la formation de cadres et de la jeunesse à la doctrine nationaliste, à l'analyse réaliste et aux techniques militantes. Le Renouveau Français est aujourd'hui la seule structure à s'atteler sérieusement aux 2 premiers pans de cette tâche essentielle et préalable à tout redressement.
• le développement d'un communautarisme patriote, voire même d'un « communautarisme gaulois ». Notamment pour permettre la perpétuation de notre peuple, un climat moral décent (spécialement pour la jeunesse et son épanouissement), une réelle solidarité, et pour ne plus financer nos ennemis. Chantier immense mais probablement nécessaire au salut de la France.
Nous y reviendrons ultérieurement de manière plus précise. Mais nous vous invitons à rejoindre ou au moins soutenir dès maintenant le RF, pour initier les plus urgentes de ces démarches et défendre une doctrine de vérité qu'on n'entend guère plus que par bribes, et encore, entremêlées de sophismes.
Ne tardez plus !
La France doit sortir du tombeau.
Le Comité Directeur du Renouveau Français.
Janvier 2007
En 2007, relevons la tête!
Un peu plus d'un an après la création officielle du RF, un petit bilan serait de bon ton...
Où en sommes-nous ?
Soyons francs : l'équipe dirigeante est très satisfaite des premiers pas et des progrès de notre mouvement.
Avec des moyens matériels dérisoires, nous avons créé la première structure patriote hors monde électoral ; nous avons participé à l'éveil politique (voire plus) de centaines de jeunes (et moins jeunes), et touchés des milliers et des milliers de Français.
Mieux : une véritable communauté militante s'est créée, autour d'une doctrine, de valeurs et principes forts, d'un combat commun, d'une même ambition pour la France.
De jeunes cadres, dont une bonne partie étaient vierges de tout engagement politique, ont émergé et ont révélé des capacités prometteuses.
L'implantation progressive du mouvement à travers le territoire national est constante, et se fait toujours sur des bases humaines particulièrement fiables.
La revue nationaliste L'Héritage, formidable outil d'information et de formation – dont le RF assure une partie de la diffusion – touche un public de plus en plus large.
Bref, nous avons établi les bases solides qui étaient le préalable à l'apparition d'un grand mouvement nationaliste qui pèsera demain utilement sur la vie et l'évolution politiques de notre pays.
Un mouvement conquérant incarnant une doctrine saine, fiable, basée sur des principes immuables et sachant adapter son action aux circonstances.
Un mouvement qui manquait cruellement à la France.
Nous avons l'opportunité de faire du Renouveau Français - dans un premier temps, et rapidement - un aiguillon dans un monde politique quasi-entièrement acquis aux idéaux de 89, au cosmopolitisme, etc…
Les patriotes qui ne font par exemple pas l'impasse sur le problème ethnique (c'est-à-dire la disparition irréversible de la véritable identité française), sont invisibles.
Les nationaux se font comme jamais les chantres de la République Française, alors que c'est précisément ce régime contre-nature et profondément malsain qui est à l'origine de la situation dramatique que nous constatons aujourd'hui !
On ne relève pas un pays en recourant aux principes qui l'ont détruit.
La République Française, jacobine, maçonnique, tapinant pour les lobbies, est foncièrement cosmopolite, antinationale, antichrétienne, antisociale, antinaturelle… Mais qui l'attaque ?
Vous le savez, le RF n'est pas superflu, c'est une nécessité vitale que de le renforcer afin qu'il puisse défendre toujours plus efficacement nos idées.
La transe électorale qui a commencé à secouer la France ne nous empêchera pas de continuer à travailler sereinement, ne reniant rien de la doctrine nationaliste.
Nous pouvons déjà vous annoncer que 2007 va être une année de montée en puissance pour notre mouvement. Abonnez-vous à notre lettre de diffusion électronique pour ne rien rater des évènements qui la jalonneront.
Et participez pleinement à notre combat pour la survie et le redressement de la France : vous ne quitterez pas ce monde avec le regret de ne pas avoir fait votre devoir vis-à-vis de notre héritage commun, de nos compatriotes et des générations futures.
Le Comité Directeur vous souhaite, ainsi qu'à vos proches et à notre pays, une très bonne année 2007.
Thierry Boudreaux
Membre du Comité Directeur
Octobre 2006
Une année qui exige votre engagement
L'année scolaire qui débute s'annonce particulièrement riche et animée politiquement, en grande partie du fait des élections présidentielles et législatives qui se profilent. Elle réserve certainement son lot de surprises, bonnes ou mauvaises.
Le Renouveau Français compte faire entendre sa voix malgré la tourmente et l'hystérie électorales, qui ne l'atteignent pas.
Le déluge de petites querelles et de propositions, finalement bien proches quand on les observe avec suffisamment de recul, laisse malheureusement de coté des sujets d'une grande gravité. Au mieux, si certains de ces sujets sont abordés, c'est avec un conformisme inquiétant et une optique qui ne peuvent satisfaire un patriote.
Tel est le cas par exemple du problème du Régime et des institutions.
Aucun parti parmi tous ceux qui sont en lice n'ose en faire une critique, fut-elle modérée. Personne ne les remet en cause, alors qu'il est de plus en plus patent qu'ils sont à la source du déclin français dont les médias commencent enfin à évoquer certains aspects.
Dans le débat public, soit on se pose en ultimes défenseurs de cette République issue de la Révolution, bâtie dans le sang et profondément anti-nationale, soit on veut déplacer les institutions au niveau européen, en gardant évidemment les mêmes principes républicains erronés et dévastateurs.
Même consensus mou sur cette « laïcité » républicaine, qu'on doit plutôt appeler « laïcisme », et qui exige en réalité un Etat athée, dont la séparation avec l'Eglise fut immédiatement remplacée par une union profonde avec la Franc-Maçonnerie. Ici, on touche pourtant du doigt la question de l'inspiration philosophique et morale de l'Etat, aux conséquences évidentes sur la moralité (ou plutôt l'immoralité) publique que les Institutions instaurent ou laissent se propager en France. Question taboue là aussi.
On pourrait multiplier les sujets, mais terminons sur celui plus terre-à-terre, quoique d'une importante capitale, du problème ethnique. En effet, et nul n'en parle, la nation française est maintenant menacée, à court terme, dans ses fondements physiques, dans son identité la plus profonde, par l'immigration-invasion, dont l'islam ou l'insécurité – par exemple – ne sont pas des conséquences irrémédiables, elles.
De ces questions, et d'autres de première importance, vous n'entendrez pas parler durant les débats électoraux (et malheureusement pas non plus du coté des partis nationaux), ou alors uniquement dans une optique mondialiste, antifrançaise et antichrétienne – héritage de « leur » République.
L'utilité d'une organisation telle que le Renouveau Français apparaît alors ici comme une évidence, outre son oeuvre de formation. Nous avons besoin d'une plus grande implication de tous ceux qui partagent en général nos idées, afin de construire ce porte-voix puissant d'analyses justes qui sont interdites de medias et qu'il est nécessaire d'insérer dans le débat politique public.
Thierry Boudreaux
Membre du Comité Directeur
Mai 2006
Nouvelles du front
Une fois n’est pas coutume, cet éditorial sera tourné vers notre structure elle-même. Car après tout, si nous ne parlons pas nous-même de nous, personne ne le fera, du moins sans volonté de nuire.
Et notre travail, nos progrès, notre démarche ne doivent pas rester dans l’ombre : l’excès d'humilité et de pudeur auquel nous sommes portés fait mauvais ménage avec un combat politique public, dont la communication est une composante indispensable.
Aujourd’hui, hors monde électoral, le Renouveau Français est devenu la première organisation nationaliste, ou même simplement patriote, tant par l’effectif que l’activité.
Pas de fausse modestie : les efforts et l’obstination ont permis, avec la grâce de Dieu, de créer un mouvement structuré, sain, fondé sur un terrain solide et propice qui permettra un développement inexorable.
Mais il faut ici rappeler que notre objectif n’est pas tant le nombre que l’influence réelle que nous pouvons donner à nos idées.
Nous construisons cet indispensable outil de défense et de promotion du nationalisme traditionnel : intransigeant dans ses principes, fidèle à ses idéaux, rigoureux dans ses analyses, et enfin, pragmatique dans sa mise en oeuvre.
Notre ambition est très grande. Elle peut sembler démesurée à certains. Mais nous faisons ce que nous faisons parce qu’il faut le faire, et qu’hormis nous, peu semblent prêts à s’organiser pour lever au plus haut l’étendard nationaliste…
Etre en dehors de la compétition électorale, avec ses contraintes, ses compromissions, son inévitable démagogie, nous permet d’exposer sans travestissements un nationalisme français mûri et réfléchi. Nous pouvons dénoncer par exemple le parlementarisme ou la nocivité du Système « démocratique ». Nous pouvons nous concentrer sur un travail préalable incontournable, qui constitue pour l’heure l’essentiel de notre activité : la formation politique complète de cadres et de militants français.
Il faut procéder dans l’ordre, et édifier un mouvement de reconquête ne peut se faire que sur des bases humaines et doctrinales sûres.
Les progrès de ces derniers mois ont été très encourageants, pour ceux qui auraient besoin d’être rassurés. Mais nous osons penser que, quoiqu’il en soit, la détermination de nos cadres, et leur foi en la victoire, ne sont pas soumises aux aléas du nombre ni aux caprices du destin.
Le triomphe intégral du nationalisme, auquel nous tentons de participer de notre mieux, n’épargnant ni notre sueur, ni notre temps, ni notre argent, ni notre sang s’il le faut, arrivera bientôt si ses défenseurs s’en montrent dignes.
C’est une question de nécessité.
Nos compatriotes lucides ont le choix entre participer au combat de la dernière chance, méritant ainsi de nos ancêtres et se rendant dignes de l’estime de notre postérité, ou observer en simples spectateurs plus ou moins méprisants, indifférents ou compatissants, la lutte héroïque d’une poignée de Français qui ne veulent pas voir disparaître l’être national.
Thierry Boudreaux
Membre du Comité Directeur
Mars 2006
Le CPE : un révélateur ou un détonateur?
La France connaît une bouffée d’agitation sociale, comme il s’en produit régulièrement dans notre société ravagée par le capitalisme libéral et le socialisme marxisant (surtout quand les effets pervers de ces deux idéologies-sœurs se combinent).
Le Contrat Première Embauche, qui n’est finalement qu’une mesure de très petite ampleur, a engendré une crise sociale et politique grave. Il sert donc en réalité d’étendard pour une foule de contestataires aux motivations variées.
Ainsi, dans ce qui est appelé abusivement, et c’est là encore une victoire dialectique de la Gauche, « le mouvement étudiant », on peut parfois trouver une très légitime inquiétude face à la précarité et au chômage générés par le système français.
On trouve aussi, comme toujours, un certain nombre de lycéens et étudiants heureux d’échapper à leurs cours, suivant leurs copains pour les uns ou une agitatrice gauchiste bien faite de sa personne pour les autres, se délectant de la sensation d’être des rebelles (voire, pour les moins pacifiques, de cette montée d’adrénaline accompagnant le face-à-face avec les CRS).
Comme trop souvent, une masse de jeunes sans culture, ni esprit critique, et encore moins de connaissances politiques, se retrouve cornaquée par une très petite minorité d’activistes d’extrême-gauche récupérant un malaise justifié. Reconnaissons à ces derniers le mérite d’une certaine efficacité : malgré un nombre très réduit, ils arrivent à imposer leur volonté (blocage des facultés) contre la majorité des étudiants, puis à déclencher une crise sociale déstabilisant le gouvernement.
On saluera au passage le courage de ces jeunes patriotes parisiens qui sont allés libérer des facultés et contester la rue aux casseurs d’extrême-gauche dans un Quartier Latin livré à l’émeute et aux flammes. Une très violente répression rappellera à certains, si jamais il en était besoin, que le Régime ne vaut pas mieux que les voyous et qu’en aucun cas les nationalistes ne doivent s’en faire les auxiliaires.
Justement, revenons-en au CPE, qui déchaîne des passions à notre avis disproportionnées, car il n'est qu'une énième conséquence de l'idéologie dominante. Par contre, il laisse perplexe de nombreux patriotes, méfiants vis-à-vis de la rhétorique gauchiste comme des gouvernements libéraux responsables de notre décadence.
Il est évident que le CPE induit un emploi précaire.
Certains disent qu’il vaut mieux un emploi précaire que pas d’emploi du tout.
Nous disons, nous, que cette crise doit surtout faire prendre conscience aux Français que notre organisation socio-économique a un besoin urgent et vital de réformes de très grande ampleur.
Réformes économiques : protectionnisme, large défiscalisation et soutien de l’entrepreneuriat, par exemple.
Réformes sociales : revalorisation de certains métiers, mise au pas du gros argent apatride, réorganisation du dialogue social au sein de corps de métier, etc…
Réformes morales : faire disparaître l’individualisme, l’esprit d’assistanat, le matérialisme au profit de l’esprit de communauté et de sacrifice, favoriser l’enthousiasme et la créativité…
Enfin, décisions politiques incontournables telle que l’inversion massive des flux migratoires. Cette dernière libérera non seulement des millions d'emplois, mais les économies colossales qu’elle engendrera sauveront peut-être l’Etat de la ruine et permettront d’alléger l’impôt considérablement.
Ces quelques pistes, qu’il serait fastidieux de compléter ici, laissent entrevoir qu’avec l’Etat nationaliste que nous voulons, le problème ne sera plus le chômage massif mais le manque de main d’oeuvre !
Une réforme, nécessairement globale et ambitieuse, est indispensable pour restaurer la prospérité, ainsi qu'un climat professionnel sain pour la jeunesse de France, loin des fausses solutions ou des mesurettes plus ou moins nocives.
Une telle révolution sonnera naturellement le glas de cette République.
Seuls les profiteurs la pleureront.
Henri de Fougines
militant RF d'Ile-de-France
Février 2006
Choc des civilisations, oui, mais lesquelles ?
Il apparaîtrait comme saugrenu de ne pas évoquer, dans cette courte réflexion mensuelle, la crise « des caricatures ». Cette tâche m'a échu, et je l’estime délicate du fait des passions, des peurs, des colères suscitées, bien compréhensibles, mais qui handicapent un raisonnement froid et donc lucide.
L’atmosphère actuelle donne l’impression que nous sommes à la veille de la 3ème Guerre Mondiale. Mais à vrai dire, ce n’est pas forcément un concours de circonstances…
Un journal danois habituellement conformiste diffuse des caricatures de Mahomet, qui n’évoquent logiquement, pour les Européens non encore islamisés, qu’indifférence.
Par contre, l’émoi dans les pays islamiques est particulièrement vif. Ce qui est très compréhensible. Et il se traduit naturellement par des démonstrations de fureur et de violence extrêmes. Ces réactions impressionnantes ne surprendront pas vraiment ceux qui connaissent la réalité de l’Islam, qui, lorsqu’il en a les moyens, laisse libre cours à d’inexorables tendances totalitaires et impérialistes.
Par contre, on notera la différence avec le comportement des chrétiens qui, à l’autre extrémité, ont pour habitude de se laisser régulièrement humilier, insulter et bafouer. Même lorsque ce traitement est appliqué par nos bouffeurs de curés à ce qu’il y a pour les catholiques de plus sacré : l’honneur de Dieu et de la Sainte Vierge.
Les Français prennent peu à peu conscience du danger qu’il y a à avoir sur notre sol une foule immense d'adeptes du système politico-religieux musulman, qui s’accommode mal de modes de vie différents.
Mais cette focalisation sur l’Islam uniquement, de plus en plus fréquente (notamment dans les milieux droitistes), n’est pas une bonne chose : elle masque d’autres maux, aussi importants -voire davantage -, et empêche de remonter aux sources des difficultés et des menaces que rencontrent les nations occidentales.
Derrière l’Islam, il y a l’immigration, elle-même mise en oeuvre dans des buts bien précis.
Sans invasion migratoire, connaîtrait-on les inéluctables problèmes de cohabitation avec l’Islam?
Et si la bonne douzaine de millions d’immigrés qui habitent la France n’étaient pour aucuns d’entre eux mahométans, pourrions-nous être satisfaits ? Non, évidemment. Quand on y pense bien, il est surréaliste de reprocher à un quelconque envahisseur sa religion!
Alors, attaquons-nous à l’immigration-invasion et ses corollaires s’effaceront d’eux-mêmes.
Il y a un piège à éviter dans l’observation du conflit que l’on voit monté en épingle : c’est de croire qu’il s’agit d’un affrontement de religions. Il y a bien un choc de civilisations, mais pas entre le monde islamique et une hypothétique « civilisation chrétienne », qui a été méticuleusement éradiquée de nos sociétés. Le conflit est, actuellement, entre le monde islamique et la civilisation occidentale matérialiste, décadente et athée militante. Les hérauts de cette dernière sont des journaux du Système, du Danemark à la France, quand il ne s’agit pas de torchons immondes comme Charlie Hebdo.
On remarquera qu’avec son concours de caricatures sur l’Holocauste (qualifié dans ce pays de mythe), l’Iran riposte - à ce qu’il faut reconnaître honnêtement comme des provocations anti-musulmanes - sur le même plan : celui de l’atteinte au sacré. Et le sacré, pour nos nations vidées de leur substance, ce n’est évidemment plus la religion transcendante, mais la Shoa…
Sous prétexte de refuser, à juste titre, que l’Islam fasse sa loi en Europe, on ne doit pas en venir à défendre l’abjecte pseudo-civilisation moderne qui défigure l’Occident jadis chrétien.
Nous ne devons pas nous retrouver à défendre leur fausse liberté, leur droit à ne rien respecter, leur droit absolu à toutes les provocations : que l’on trouve regrettable (et inutile) ou pas la publication des caricatures anti-Mahomet, nous ne tolérerons en tout cas jamais que ce genre de dessins ou railleries se fassent contre la religion catholique.
Traitement inégal ? En effet, mais nous ne mettons pas sur un même plan le catholicisme et ce que nous considérons être des philosophies et religions objectivement fausses, d’un côté ce qui fait partie de l’identité française et de l’autre ce qui est intrus.
Nous ne devons pas non plus être leurrés par des manœuvres et manigances d’ordre géopolitique : il est patent que la crise actuelle sert les intérêts du couple fusionnel USA/Israël, qui a tout intérêt à voir grandir la tension entre Europe et monde islamique. Nous assistons à une préparation des mentalités occidentales à une nouvelle guerre illégale des USA, cette fois contre l’Iran. Pour eux, c’est le moyen de réduire l’opposition des autres nations à leurs projets bellicistes et impérialistes politico-pétroliers.
Pour Israël, c’est l’opportunité de s’attirer la sympathie et la solidarité inconditionnelle des Européens dans son combat contre ce qu’ils voudraient être un ennemi commun.
Ne soyons les harkis de personne.
Thierry Boudreaux
janvier 2006
Voeux sans illusions
Au nom de tous les responsables du Renouveau Français, je formule pour vous et vos proches nos meilleurs voeux pour cette nouvelle année.
Puisse-t-elle aussi voir les ténèbres qui se sont abattues sur notre patrie, et continuent à s’épaissir, se dissiper prochainement avec notre contribution et la grâce de Dieu.
Les voeux du président de la République étaient, comme d’habitude, pitoyables. Peut-être ce qu’on appelle aujourd’hui « une tradition française », comme les centaines de voitures brûlées pour la Saint Sylvestre. Inutile de préciser que ce ne sont pas vraiment les traditions que nous défendons.
Chirac, donc, promet encore une amélioration du sort des Français, assure qu’il faut être optimiste, qu’il faut « croire en la France ». Il est probable que le nombre de Français qui ont gobé ses bobards soit à présent très faible, l’Elyséen ayant perdu toute crédibilité. Par contre, il n’y a pas de raison qu’ils aient retenu la moindre leçon et ils se précipiteront probablement vers d’autres sirènes électorales, fortement répercutées par les médias du Système.
Chirac utilisa son très noble et élevé discours de voeux pour décocher quelques piques à Sarkösy : cette rivalité étant vraisemblablement la seule chose qui l’empêche de dormir, loin de la « France d’en bas » qui se meurt au profit d’une nouvelle société correspondant aux rêves des décideurs mondialistes.
C’est bien là la seule véritable obsession des politiciens démocrates, leur seul but : l’élection, ou la réélection. C’est cela la démocratie moderne : électoralisme et démagogie, politique de court terme uniquement, division des Français, soumissions aux lobbies et puissances d’argent…
On entend ainsi Sarkösy - puisqu’on en parle, bien qu’ils soient des dizaines comme lui - évoquer les « réformes nécessaires » afin de soi-disant remédier aux maux que subissent nos compatriotes et que même les médias ne peuvent plus taire ! Mais n’est-il pas membre de la majorité ? N’est-il pas président du parti au pouvoir ? N’est-il pas ministre et numéro 2 du gouvernement ?
C’est toujours un spectacle risible de voir nos gouvernants s’exprimer comme s’ils étaient dans l’opposition, reconnaissant ainsi leur échec et leur incompétence totale.
Ce qui fait moins rire, c’est de voir les électeurs retomber systématiquement dans le panneau. On pourrait penser que les Français ont les dirigeants qu’ils méritent...
Il est probable que beaucoup, lorsqu’ils ne se résignent pas à l’abstention, votent à contrecœur pour des partis dont les programmes ne leur conviennent que très modérément (par exemple en ce qui concerne la trahison européiste, ou l’inefficacité de la justice), car ils n’imaginent pas d’autres alternatives possibles. En effet, la pensée unique, puissamment martelée, tend à faire croire qu’il n’y a pas d’autre choix que d’alterner éternellement entre la « droite » et la « gauche », en diabolisant les véritables contradicteurs, ou en passant carrément sous silence ceux qui proposent un projet authentique, novateur et différent, tel que le nationalisme français traditionnel.
Cette nouvelle année doit être une année de progrès pour nos idées. C’est désormais une urgence vitale. Ceux, comme la plupart d’entre vous, chers lecteurs, qui ont une juste perception des enjeux politiques (bien au-delà de la politique politicienne), doivent ouvrir les yeux de leurs concitoyens. Et pour cela, le meilleur moyen reste l'union dans des structures fiables.
Ils doivent nous aider à faire entendre la voix d’une France qui ne veut pas mourir.
Thierry Boudreaux
DECEMBRE 2005
Encore un groupuscule ?
Encore une division du milieu national(iste) ? Encore des velléités ?
Ce premier éditorial mensuel me donne l’occasion de rassurer ceux qui découvrent avec suspicion ou scepticisme ce nouveau site et l’organisation dont il est une vitrine.
Notre mouvement ne divise pas : non seulement il n’a aucune prétention électorale, mais de plus ne concurrence rien d’existant.
En effet, si notre organisation a été créée, c’est que rien de semblable n’existait, rien qui ne s’acquittait de la mission que nous nous fixons : expliciter, faire connaître et développer le nationalisme traditionnel français, l’approche philosophique et historique contre-révolutionnaire, la doctrine sociale et politique catholique.
Qui le fait aujourd’hui ?
Qui propose à la jeunesse de découvrir, d’approfondir et de mettre en œuvre les principes, et leurs conséquences pratiques, qui permettront de rétablir l’Ordre Français ?
Nous ne sommes donc pas « un mouvement de plus », nous sommes « le mouvement qui manquait ». Après la disparition de la regrettée « Garde Franque ».
Chaque mois, vous retrouverez ici un éditorial analysant l’actualité. Le site sera aussi régulièrement mis à jour avec des comptes-rendus de nos activités, qui vous donneront certainement envie de nous soutenir et de nous rejoindre. Nous ajouterons aussi régulièrement des textes historiques ou de doctrine, afin que chacun puisse se former davantage, affiner ses connaissances et se ressourcer après le déluge de désinformation et de faux principes que nous subissons continuellement.
N'oubliez pas de vous inscrire à notre liste de diffusion par emails pour être tenus au courant de l'essentiel. Et revenez souvent surveiller notre site!
La tâche à laquelle nous nous attelons est immense. Mais de nombreux signes nous encouragent. Des jeunes nous rejoignent en permanence. La revue L’Héritage avec qui nous allons travailler en symbiose est performante et rencontre un vif succès. Les circonstances politiques et sociales n'ont jamais été aussi favorables à la diffusion de nos idées. N'oublions pas non plus que nous avons la Providence pour nous.
Et quelques soient les embûches et la force d’inertie que nous devrons surmonter, nous ne faiblirons pas, car tel est notre devoir vis-à-vis de ce que nous sommes, de notre descendance et de nos ancêtres.
Thierry Boudreaux